Comment doit être un bon Cocker de travail
Avant tout, il devra posséder une bonne constitution et un bon caractère. Avec l'intelligence, et naturellement "du nez" ce sont des conditions primordiales.
On préférera un chien de taille moyenne. Trop petit, il perd de ses moyens. Et pourtant nous connaissons des petits Cockers extraordinaires sur le terrain, grâce à leur influx nerveux et à leur vigueur. Trop grand un Cocker ne répond plus à son mode d'utilisation. Il ne peut plus chasser « en Cocker » c'est-à-dire : pénétrer sous les couverts pour expulser le gibier. Trop grand, il ne peut que bondir et sauter sans cesse, par dessus, ce qui devient épuisant, durant une longue journée de chasse.
La taille idéale : dans les environs de 39 cm au garrot.
La couleur de la robe n'a pas une grande importance, au point de vue des facultés de chasse. Il existe d'excellents chasseurs noirs, rouges, golden, pluricolores, mais pour la sécurité du chien, une robe avec du blanc est préférable, elle est plus visible.
Si la tête doit avoir un bon crâne, un chanfrein fort, une truffe large et ouverte, une mâchoire solide, on ajoutera une grande importance aux yeux. Ils ne laisseront pas apparaître la conjonctive, ils ne seront pas globuleux. Pensons qu'avec sa petite taille, notre petit chien est perpétuellement en contact avec les taillis, un oeil accusant l'un de ces défaut est prédisposé à des accidents graves. Le regard sera franc, limpide, expressif.
Un cou fort et musclé, permettra le rapport aisé ; des épaules obliques, un corps robuste à poitrine ample et sans excès de longueur (ni exagérément court, le Cocker n'est pas un "kob" , un rein puissant et des cuisses larges très musclées, assureront une résistance à toute épreuve, un beau galop sans fatigue.
Mais
ce beau galop ne peut s'effectuer qu'avec des pieds serrés
à sole ferme. Ecartez les pieds larges et
étalés, c'est un non-sens pour un chien de
chasse.
Et maintenant, pour en terminer, parlons du poil. Un Cocker destiné à travailler dans le fourré, les ronciers, a besoin d'être protégé par un pelage fourni, souple et plat. Il n'est pas question de recommander une toison hirsute. Non, avec un poil soyeux, 1/2 long un vrai poil de Cocker il pourra affronter les couverts les plus denses et patauger dans les marais.
En ajoutant, à ce portrait d'un Cocker de travail, les qualités morales qui se manifestent par les caractéristiques de son tempérament : gaieté frétillante, impétuosité, activité perpétuelle, et aussi besoin de s'attacher et d'être aimé, nous nous apercevons que nous venons de décrire, à peu de chose près, le Cocker idéal du standard.
C'est donc la preuve qu'un beau Cocker est aussi un bon Cocker ! S'il ne le prouve pas, c'est parce que son maître ne chasse pas. La passion de la chasse est innée chez tous les Spaniels à des degrés différents suivant l'individu Cette disposition ancestrale peut s'engourdir chez des sujets vivant dans l'inaction, et à la longue s'atrophier. Mais elle se transmet, malgré tout, à leur descendance.
Une seule restriction à notre affirmation ci-dessus : on ne fera jamais rien de bien avec des sujets mous et lymphatiques ; ils doivent être écartés de la reproduction. Et ainsi, même ne chassant pas, le chien possédant le tempérament légendaire de la race, transmettra ses facultés qu'il n'a pu utiliser.
Olga NORRY Extrait de « LE COCKER »Editions Crépin-Leblond.
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