Ce fut, en parallèle avec la période des études du bac à l’ESTP via PCB (filière médecine vite abandonnée) et les taupes, ce qui a rempli mon temps durant les années 1954/1962.
Arrivé sur Penfret en juillet 1954 par dérogation un mois avant mes 16 ans grâce à la présence d’un de mes frères ainés sur le même stage, j’y ai tout fait de simple stagiaire à chef de bord de haute mer, en passant par moniteur, chef de centre, responsable des liaisons de Concarneau à l’Archipel, chef d’île, équipier en simple croisière et en course croisière.
Ci-contre à gauche en 1956 sur le Petit Chose.
Toutes les vacances se passaient là….. 15 jours à Pâques et trois mois l’été de juillet à octobre. Les vacances de Noël restaient réservées au ski.
à gauche Michel à 17 ans et équipier sur Sereine en 1955.
J’y ai également rencontré, perdue sur la digue de Concarneau, celle qui allait devenir mon épouse et l’est toujours …
Ici à droite Nicole à la barre de mon star Altaïr sur le lac Léman en 1965.
Dès le premier stage en juillet 54, compte tenu de mes premières expériences en voile acquises dans les années 50 à 53 à Préfailles (canoë à voiles , le dinghy des Debré et la baleinière des copains de mes ainés), je fus bombardé « barreur » sur les argonautes. Ensuite tout c’est enchainé logiquement.
Souvent shanghaié comme équipier par les quirataires qui n’arrivaient pas à avoir leur équipage au complet, j’ai pu de la sorte pratiquer très tôt la croisière côtière puis hauturière. Recherché car non sujet au mal de mer, capable de déraper les ancres à jas et de remonter 30 mètres de chaine de 8, habile à changer les voiles d’avant, sachant faire fonctionner les réchauds à pétrole et faire la cuisine : l’équipier modèle en sorte.
Sur Solaise en 1955, en croisière en Bretagne Sud comme équipier debout dans le capot central de ce cotre des Glénans type II, cotre marconi de 8.50 mètres construction traditionnelle en forme, équipage de 6 personnes.
Le service militaire en 1963 et ensuite fin 1964 l’entrée dans la vie professionnelle devaient stopper cette période passionnante de mon existence. Les Glénans école de la vie qui m’ont permis très jeune d’avoir des fonctions et des responsabilités: chef de centre et chef de bord à moins de dix-huit ans.
L’Arche amarrée à la cale de la ville close à Concarneau : sloop norvégien de 10 ml en contreplaqué, dériveur lesté, plan Herbulot. Équipage de 7 personnes (3 bordées de deux et un chef de bord). L’arche fut utilisée comme bateau de croisière de haute mer pendant plusieurs années avant d’être placée à l’école de croisière remplacée par des bateaux de série plus modernes.
L’Arche au mouillage à Falmouth en 1958. Le pavillon Q est hissé et l’on attend la douane anglaise pour la libre pratique. Debout de dos le chef de bord Michel pendant que les équipiers rangent le bord.
Débarquement à Concarneau. Michel aux avirons, l’équipière avant surveille le franc-bord et les deux équipiers à l’arrière se tiennent immobiles pour ne pas déstabiliser la prame Bardiaux.
A la barre du flibustier en 1956.
Le flibustier était un dériveur en contre-plaqué avec bouchin arrondi en bois moulé de J.J. Herbulot. Sa version « camping » baraudeur est plus connue.
Échouement du Petit chose pour carénage sur la grande plage de Penfret.
Cours du matin dans la ferme de Penfret pendant la séance de peluches, sur la règle des douzièmes pour calculer le niveau des marées. Michel en professeur supervise le travail d’un stagiaire.


